Louis Budin

France (1884 - 1972)
Personnalité du Champagne

Président de l’AVC de 1945 à 1960

Elève de l’institut agronomique de Paris, Louis Budin arrive en Champagne en 1904 pour étudier une « exploitation modèle », propriété de son oncle Georges Charbonneaux. De longs séjours à l’étranger, notamment en Allemagne, aux Etats-Unis et en Angleterre et un passage chez Delbeck à Reims complètent son apprentissage.
S’étant marié en 1907 avec Marie Prévost, il collabore avec son beau-frère René Gallice aux destinées de la Maison Perrier-Jouët, présidée par Henri Gallice, dont il est l’administrateur délégué. Dès son arrivée à la direction de Perrier-Jouët, Louis Budin s’emploie à construire un véritable réseau commercial visant à diversifier la clientèle étrangère et partir à la conquête du marché français, laissé jusque là de côté. C’est une révolution pour Perrier-Jouët : habituée jusque là à ne traiter qu’avec un réseau limité d’importateurs étrangers triés sur le volet, la Maison rompt la tradition pour expérimenter la vente directe. Directeur général de cette maison en 1934, il est élu adjoint au maire à Epernay, puis maire l’année suivante, fonction qu’il assumera jusqu’en 1944. 
Un visiteur anglais des années 1930 laisse de lui un portrait le décrivant comme « un homme calme, réservé et qui dégageait une impression de force intérieure » mais qui derrière sa retenue apparente dissimule « un réservoir d’idées étonnamment fertiles et vibrantes ». Doté d’un joli coup de crayon, il conservera toute sa vie un penchant pour l’art moderne.
Homme charmant et cultivé, sa connaissance du champagne et de son Histoire font de lui une personnalité professionnelle incontestée.
En 1941, l’économie d’occupation conduit à la création du Comité interprofessionnel regroupant Vignerons et Maisons (CIVC), dont il contrôlera les activités de défense et de promotion de l’Appellation « Champagne ». En 1949, son fils Michel le seconde à la direction de Perrier-Jouët et Louis Budin peut prendre une retraite sereine en 1959 avec l’assurance que sa maison continuera à suivre la voie traditionnelle qu’il souhaite.