UMC - Grandes Marques et Maisons de Champagne

Champagne, la star du 7e art

Champagne populaire dans le cinéma français

A l’inverse du cinéma hollywoodien, véritable industrie orchestrée par des stars devenues des icônes adulées mais inaccessibles, le cinéma français conserve une dimension plus populaire. Le quotidien est souvent mis en scène ; il privilégie un regard parfois poétique, parfois amusé, parfois intimiste. Les vedettes françaises du 7ème art conservent toujours une certaine proximité avec les spectateurs.

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Le soleil des voyous (1967) de Jean Delannoy
© Marcel Dole / Photo12
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Jean Paul Belmondo et Annie Duperey dans Stavisky (1974) réalisé par Alain Resnais
© Diltz / Bridgeman Images

A partir des années 1930, le « champagne populaire » trouve sa place dans le cinéma français. On en boit à l’occasion d’événements conviviaux (repas, mariages, baptêmes…) mais qui n’ont rien d’exceptionnels. C’est un champagne du quotidien. Quel que soit le milieu social, chacun en boit… plus ou moins. Dans Circonstances atténuantes (1939) de Jean Boyer, un procureur à la retraite, Michel Simon, et sa femme, formant un joli couple bourgeois, partagent des bouteilles de Mumm Cordon Rouge dans un petit bistrot de la banlieue parisienne avec une bande de truands sans envergure, parmi lesquels Arletty à la gouaille intacte.

Jean Gabin en boit dans presque tous ses films : comme militaire en permission dans Gueule d’amour (1937) de Jean Grémillon puis dans d’autres films où il joue un ouvrier, un clochard, un truand, un commissaire de police. Il privilégie souvent les champagnes millésimés et certaines Marques.

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Gabrielle Fontan, Michel Auclair et Jean Gabin dans
Maigret et l’affaire Saint-Fiacre (1959) réalisé par Jean Delannoy
© United Archives GmbH / Alamy Stock Photo

Quelques années plus tard, Gérard Depardieu, dans Loulou (1980) de Maurice Pialat, parmi tant d’autres films, partage une flûte avec Isabelle Huppert à l’occasion d’un repas à la fois amical et familial.

Plus récemment, le champagne multiplie les symboles : dans le film de Thomas Gilou, La Vérité si je mens ! (1997) en boite de nuit ; dans Joyeux Noël (2005) de Christian Carion, au milieu des tranchés dans un moment intense de fraternisation ; dans Intouchables (2011) d’Olivier Nakache et Éric Toledano, avec François Cluzet et Omar Sy, lors d’un anniversaire ; ou encore dans Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu ? (2014) de Philippe de Chauveron, dans un cadre très familial.

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Dany Boon dans Joyeux Noël (2005) réalisé par Christian Carion
© United Archives GmbH / Alamy Stock Photo

En 2018, sort Le Retour du héros, une comédie historique réalisée par Laurent Tirard avec, dans les rôles phares, Mélanie Laurent et Jean Dujardin. L’histoire se déroule en 1812 en pleine guerres napoléoniennes. La mise en scène d’une séquence dans laquelle doit apparaître du champagne soulève pour les équipes du film une question cruciale : à quoi pouvait bien ressembler une bouteille de champagne en 1812 ? Quelle bouteille choisir ?

La production du film va faire concevoir auprès de la Maison Perrier-Jouët, et spécialement pour cette occasion, plusieurs modèles de bouteilles. Son choix se portera alors sur une bouteille ficelée, cachetée de cire et sur laquelle est apposée une fausse étiquette. Ce flacon sera utilisé par Jean Dujardin pour séduire une femme mariée.

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Jean Dujardin et Mélanie Laurent dans Le Retour du héros (2018) réalisé par Laurent Tirard
© Christophe Brachet

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