UMC - Grandes Marques et Maisons de Champagne

Champagne, la star du 7e art

Chefs d’œuvre et champagne

Comme les autres arts, le septième compte des chefs-d’œuvre : des films, devenus des classiques, dont le succès est historique et qui continuent d’influencer les réalisateurs.

Il en existe plusieurs listes : « les 100 meilleurs films de tous les temps » publiée en 2012 par le British Film Institute ; les « 208 films qu’il faut avoir vus » proposée en 2008 par l’École Nationale Supérieure des Métiers de l’Image et du Son ou encore les listes élaborées par la presse (The Hollywood Reporter, Le Monde…).

Le champagne est mis en scène dans de nombreux chefs d’œuvre et parfois, y joue un rôle prépondérant. Citons quelques exemples chronologiques.

1927

Les Ailes, réalisé par William A. Wellman : film muet consacré à la Première Guerre mondiale, mettant en scène des batailles aériennes restées célèbres. Il est aussi le premier film (et le seul entièrement muet à ce jour) à recevoir l’Oscar du meilleur film en 1929. Le champagne y trouve une place importante dans une longue scène censée se dérouler aux Folies-Bergères.

JPEG - 221.9 ko
Affiche du film Les Ailes réalisé par William A. Wellman
© Paramount Pictures

90 ans plus tard, cette séquence inspirera le réalisateur Rian Johnson - qui avouera d’ailleurs considérer ce film comme l’un de ses préférés - pour le film Star Wars, épisode VIII : Les Derniers Jedi (2018). Le déplacement de la caméra (le « travelling » en jargon cinématographique) pour filmer les personnages entrant dans le casino, le Canto Bight, est en tout point identique à celui réalisé par A. Wellman dans Les Ailes pour l’arrivée aux Folies-Bergères.

1930

L’Ange bleu, réalisé par Josef von Sternberg. Ce premier film parlant allemand, réalisé par un cinéaste américain d’origine autrichienne est celui qui propulse Lola (Marlène Dietrich) au rang de star internationale. Dans cette œuvre, le champagne est savouré à de nombreuses reprises.

JPEG - 492.3 ko
Emil Jannings et Marlène Dietrich dans L’Ange bleu (1930) réalisé par Josef von Sternberg
© Ronald Grant Archives / Alamy Stock Photo

1932

Freaks, La Monstrueuse Parade réalisé par Tod Browning est considéré comme l’une des plus grandes réussites du 7ème art. Le cirque est au cœur de l’histoire de ce film interprété par des comédiens, non professionnels, ayant des malformations physiques, ce qui les faisait passer à l’époque pour des « phénomènes de foires » : des nains, une femme sans bras, une femme à barbe, un homme tronc, des sœurs siamoises… Le champagne est présent dans une séquence étonnante de mariage : le nain Angeleno propose à la future mariée, la belle Cléopâtre, de partager une coupe de champagne. Celle-ci refuse, ne voulant pas s’associer à ceux qu’elle considère comme des monstres. Or, au cinéma, il existe une règle quasi-immuable selon laquelle le malheur s’abat sur ceux qui refusent un verre de champagne qui leur est offert. Elle sera victime d’un accident.

1939

Autant en emporte le vent, de Victor Fleming : le film aux dix Oscars et l’un des plus gros succès financiers de toute l’histoire du cinéma. Recevant son ami Clark Gable, Ona Munson, qui joue la tenancière d’une maison d’illusions boit une bouteille de Mumm Extra Dry.

JPEG - 1.8 Mo
Clark Gable et Ona Munson dans Autant en emporte le vent (1939) réalisé par Victor Fleming
© Photo12 / 7e Art / MGM

Ninotchka, réalisé par Ernst Lubitsch, est l’avant-dernier film de Greta Garbo, le seul dans lequel elle rit ! Interprétant une commissaire communiste venue à Paris pour récupérer des biens appartenant à l’URSS, elle boit du champagne pour la première fois et déclare rayonnante, « D’après mes lectures, je m’imaginais que le champagne était rude et sec, mais c’est délicat ». Séduite, elle en reprend une deuxième coupe.

JPEG - 692.1 ko
Greta Garbo et Melvyn Douglas dans Ninotchka (1939) réalisé par Ernst Lubitsch
© cineclassico / Alamy Stock Photo

1942

Casablanca, de Michael Curtiz et sa célébrissime scène dans laquelle Humphrey Bogart et Ingrid Bergman partagent des coupes de Mumm Cordon Rouge. Il reçoit l’Oscar du meilleur film en 1943 et se voit décerner le rang de troisième film le plus important de l’histoire par l’American Film Institute. En 1972, dans Tombe les filles et tais-toi d’Herbert Ross, Woody Allen, cinéphile averti et passionné par les œuvres et le personnage qu’incarne Humphrey Bogart à l’écran, singe maladroitement ce dernier, en tentant de conquérir une femme interprétée par Diane Keaton, avec le même Mumm Cordon Rouge.

JPEG - 1.4 Mo
Humphrey Bogart et Ingrid Bergman dans Casablanca (1942) réalisé par Michael Curtiz
© Photo12 / 7e Art / Warner Bros

Pour une lecture augmentée, flasher ou cliquer sur ce QR code :

PNG - 597.2 ko