UMC - Grandes Marques et Maisons de Champagne

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Chronologie des évènements

Œuvre d’Eric Glâtre de 2001
(actualisation UMC)

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1868 - 1893

Pour pallier au départ de son frère Henri et l’aider à diriger la maison Lanson Père et Fils, Victor-Marie Lanson prend à ses côtés deux de ses fils : Léon et Ferdinand Lanson Mais les choses ne se passent pas comme prévues. Vingt-cinq années de gestion désastreuse ont raison de la maison.

Histoire de la Champagne
Restauration

1853

Création de la maison de négoce en vins de Champagne Charles Massé, à Rilly-la-Montagne, dont la marque appartient depuis 1976 à la maison Lanson Père et Fils .

Dans une lettre adressée à un client français, Pol Roger énumère, selon un ordre de qualité ascendant, les vins qu’il vend alors : « Sillery », « Crème de Bouzy », « Fleur de Sillery », « Sillery mousseux » et « Aÿ mousseux ».

Sur le tarif d’un marchand de vins de Bercy, on trouve le vin mousseux de Champagne de première qualité à 6 francs, et les Château-Latour, Château Margaux, Château Haut-Brion, Clos Vougeot et Chambertin respectivement à 6 francs, 5,50 francs, 4 francs, 7 francs et 4,50 francs, le Saint-Estèphe et le Pommard n’étant qu’à 2 francs.

Histoire des Vins de Champagne
Restauration

1852

A la mort de Gottlieb Mumm, et probablement à la suite de différents entre les associés, la maison P.A. Mumm et Cie éclate, donnant naissance à deux nouvelles sociétés : « Jules Mumm et Cie » et « G.H. Mumm et Cie ».

A la première participent certains des associés de 1838 : Jules et Edouard Frédéric Mumm et Benoist Jacques Schubarth, bientôt rejoints par le fils de Jules Mumm, Jacob Bernard Mumm.

Dans la seconde s’associent Georges Hermann Mumm, qui donne son nom à l’affaire, Leberecht von Guaïta, qui ajoute « Mumm » à son patronyme, et Guillaume de Bary.

Premier voyage de Charles-Camille Heidsieck en Amérique, au cours duquel le négociant rémois va de Boston à New-York et retient ses premiers agents, MM. Bayaud et Bérard, qui se montrent actifs et, dans un premier temps, fidèles et dévoués.

Pour conforter la réussite commerciale et la renommée grandissante de sa maison, Louis Roederer achète un terrain boulevard Lundy. Sur sa nouvelle propriété, il fait édifier un élégant bâtiment en pierre de taille et creuser une série de caves immenses couvrant une surface de 4.000 m2.

A Reims, le quartier Coquebert se métamorphose en ce milieu de siècle sous l’impulsion de plusieurs grands négociants (Veuve Clicquot-Ponsardin, Krug et Cie, G.-H. Mumm et Cie, Lanson Père et Fils, Heidsieck et Cie, Louis Roederer).
L’auteur du Guide des Voyageurs souligne ainsi ces transformations : « Ces messieurs ont entourés les celliers de façades convenables […] plusieurs maisons d’exportation, notamment G.-H. Mumm et Louis Roederer, ont fait construire par P.-L. Gosset des établissements considérables sur l’emplacement des anciens remparts, faisant creuser et tailler dans le banc de craie du quartier Coquebert des souterrains multiples et réguliers très curieux à visiter. »

Adolphe Jacquesson invente une machine à rincer les bouteilles.

Histoire de France
Restauration

1er juillet 1851

Grâce à un apport en capital de 47.366 francs fait par sa mère et à la caution que celle-ci donne pour garantir d’éventuelles dettes, Pol Roger peut officiellement constituer la maison de négoce en vins de Champagne Pol Roger et Cie.

Au cours de ses premières années d’activité, Pol Roger consacre toute son énergie à élaborer des vins de qualité, à des prix raisonnables, expédiés avec soin et accompagnés de recommandations pour la consommation. De solides principes commerciaux encore en usage aujourd’hui.

En dehors de la clientèle française et interna tionale qu’il se constitue peu à peu, Pol Roger produit des vins « tranquilles », des vins « sur lattes », et des vins dégorgés et dosés, pour le compte d’autres maisons de Champagne.

De 1851 à 1890, on retrouve dans les carnets de commande de la société les noms de :
Ayala et Cie, Besserat de Bellefon, Billecart-Salmon, Bouche Fils et Drouez, Canard-Duchêne, Delamotte, Delbeck, De Saint Marceaux et Cie, Deutz et Geldermann, De Venoge, G.H. Mumm et Cie, Jacquesson et Fils, Joseph Perrier Fils et Cie, Kunkelmann et Cie, Lanson Père et Fils, Moët & Chandon, Perrier-Jouët et Cie, Pommery et Greno, Ruinart, Théophile Roederer et Cie…

Histoire des Vins de Champagne
Restauration

1848 - 1868

Victor-Marie et Henri Lanson succèdent à leur père, à la tête de la maison Lanson Père et Fils, et développent le renom et l’activité de l’entreprise familiale transférée au numéro 4 du boulevard du Temple (devenu depuis le boulevard Lundy), à Reims.

Histoire de la Champagne
Restauration

1846

Paul Crochet fait creuser à Ambonnay un réseau de 22 mètres de caves, pour stocker des vins de Champagne qu’il commercialise d’abord sous sa marque éponyme, avant qu’elle ne devienne la maison de négoce en vins de Champagne H. Petitjean et Cie, sous l’impulsion de Henri Petitjean, son gendre.

Dans Origine et développement du commerce du vin de Champagne, Armand Maizière chiffre à 120 au total le nombre de maisons, petites et grandes, se livrant au négoce des vins de Champagne.

Un livre sur Reims et sa région, - publié seulement trois ans après la naissance de la maison Krug et Cie - établit une liste des maisons de champagne les plus importantes et cite celle-ci au milieu d’autres noms connus de tous : Delbeck et Cie, Lanson Père et Fils, Pommery et Greno.

Dans le tome III de son Etude des Vignobles de France, pour servir à l’enseignement mutuel de la viticulture et de la vinification françaises, le Dr Jules Guyot écrit que dans les vignes destinées à l’élaboration du vin mousseux de Champagne (environ 4.500 ha à cette date), le rendement à l’hectare s’établit raisonnablement à 20 hl.

Histoire des Vins de Champagne
Restauration

1837

Deux des fils de Jean-Baptiste Lanson, Victor-Marie et Henri, entrent dans l’affaire familiale qui devient « Lanson et Cie ».

Friedrich Giesler quitte la maison P.A. Mumm, Giesler et Cie, pour aller créer sa propre maison de négoce en vins de Champagne, à Avize.

Après avoir tenu un comptoir de commerce et s’être initié à l’élaboration du champagne, Henri-Marc de Venoge fonde la maison de négoce en vins de Champagne De Venoge, à Mareuil-sur-Aÿ.

Homme du vin, il se découvre homme de communication graphique avant l’heure,
en adjoignant à ses flacons une étiquette ovale, qui, outre le nom de l’élaborateur, la provenance et l’année de la récolte, porte le dessin de deux bouteilles peintes, créant ainsi l’étiquette illustrée.

Mariage de Jean Alexandre de Saint-Marceaux avec Emilie Morizet, dont le père dirige une maison de négoce en vins de Champagne. Très vite, le jeune époux imprime un nouvel essor à l’affaire, avant de reprendre l’affaire de son beau-père en apposant sur les étiquettes son nom et ses armes.

Parution du Traité sur le travail des vins blancs mousseux, de Jean-Baptiste François.

Cette mince brochure est le maillon initial et capital de la chaîne des travaux qui vont être menés à bien pour mieux connaître le phénomène de la prise de mousse et en tirer les applications pratiques permettant de l’obtenir à volonté et de supprimer à peu près entièrement la casse.

Ayant constaté que « les vins manquent la mousse parce que le sucre n’y est pas en quantité suffisante, ou bien cassent énormément lorsque cette substance y entre à trop haute dose », il a cherché à déterminer « l’emploi rationnel du sucre ».

Après de nombreuses expériences, il est parvenu à mettre au point une méthode qui consiste, après avoir fait évaporer la partie alcoolique d’un volume donné de vin à tirer, à évaluer au moyen du gluco-oenomètre de Cadet de Vaux et d’une table de correspondance le poids de sucre naturel contenu dans un litre de vin examiné.

C’est ce qu’on appelle « la réduction François », dont on dira qu’elle est pratique, sinon d’une très grande exactitude.

On peut ajouter que le résultat ainsi obtenu est fragmentaire, car si on a appris à mesurer le sucre résiduel, on ne connaît toujours pas avec précision la quantité totale nécessaire pour une bonne prise de mousse et, par conséquent, celle que l’on doit rajouter.

On peut donc, grâce à cette méthode, éviter de grosses erreurs, mais on en reste encore à un stade de larges évaluations, étayées sur l’expérience, confirmées par les dégustations, ce qui permet tout de même de se rapprocher graduellement, avec encore des accidents spectaculaires, d’un niveau de casse de 3 à 8 %.

Le très grand mérite de Jean-Baptiste François a été de mettre en lumière la relation qui existe entre le poids du sucre contenu dans le vin et la production du gaz carbonique et, dans la pratique, d’inventer un procédé de dosage d’une utilité certaine, qui permet d’obtenir une diminution importante de la casse des bouteilles en cours de seconde fermentation alcoolique.

Le Cuisinier royal rapporte que « tel gourmet assure que le champagne de première qualité, et non mousseux, réunit au bouquet bourguignon, la chaleur bordelaise ».

Histoire des Vins de Champagne
Restauration

1760

Peu à peu, le fil de fer ou de laiton double la
ficelle à trois fils dans le bouchage des bouteilles.

On notera que le ficelage n’indique pas nécessairement que le vin est mousseux, car il s’emploie aussi pour les vins tranquilles.

Conseiller-échevin de la ville de Reims, capitaine de la milice bourgeoise, propriétaire d’un important vignoble à Cumières et négociant en vins de Champagne, François Delamotte fonde dans la cité des Sacres une société éponyme, appelée à devenir la maison Delamotte Père et Fils en 1786, Louis Delamotte Père et Fils en 1828, Lanson et Cie en 1837, Lanson Père et Fils en 1856.

Histoire des Vins de Champagne
Siècle des Lumières

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