UMC - Grandes Marques et Maisons de Champagne

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Chronologie des évènements

Œuvre d’Eric Glâtre de 2001
(actualisation UMC)

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1760

Peu à peu, le fil de fer ou de laiton double la
ficelle à trois fils dans le bouchage des bouteilles.

On notera que le ficelage n’indique pas nécessairement que le vin est mousseux, car il s’emploie aussi pour les vins tranquilles.

Conseiller-échevin de la ville de Reims, capitaine de la milice bourgeoise, propriétaire d’un important vignoble à Cumières et négociant en vins de Champagne, François Delamotte fonde dans la cité des Sacres une société éponyme, appelée à devenir la maison Delamotte Père et Fils en 1786, Louis Delamotte Père et Fils en 1828, Lanson et Cie en 1837, Lanson Père et Fils en 1856.

Histoire des Vins de Champagne
Siècle des Lumières

1837

Deux des fils de Jean-Baptiste Lanson, Victor-Marie et Henri, entrent dans l’affaire familiale qui devient « Lanson et Cie ».

Friedrich Giesler quitte la maison P.A. Mumm, Giesler et Cie, pour aller créer sa propre maison de négoce en vins de Champagne, à Avize.

Après avoir tenu un comptoir de commerce et s’être initié à l’élaboration du champagne, Henri-Marc de Venoge fonde la maison de négoce en vins de Champagne De Venoge, à Mareuil-sur-Aÿ.

Homme du vin, il se découvre homme de communication graphique avant l’heure,
en adjoignant à ses flacons une étiquette ovale, qui, outre le nom de l’élaborateur, la provenance et l’année de la récolte, porte le dessin de deux bouteilles peintes, créant ainsi l’étiquette illustrée.

Mariage de Jean Alexandre de Saint-Marceaux avec Emilie Morizet, dont le père dirige une maison de négoce en vins de Champagne. Très vite, le jeune époux imprime un nouvel essor à l’affaire, avant de reprendre l’affaire de son beau-père en apposant sur les étiquettes son nom et ses armes.

Parution du Traité sur le travail des vins blancs mousseux, de Jean-Baptiste François.

Cette mince brochure est le maillon initial et capital de la chaîne des travaux qui vont être menés à bien pour mieux connaître le phénomène de la prise de mousse et en tirer les applications pratiques permettant de l’obtenir à volonté et de supprimer à peu près entièrement la casse.

Ayant constaté que « les vins manquent la mousse parce que le sucre n’y est pas en quantité suffisante, ou bien cassent énormément lorsque cette substance y entre à trop haute dose », il a cherché à déterminer « l’emploi rationnel du sucre ».

Après de nombreuses expériences, il est parvenu à mettre au point une méthode qui consiste, après avoir fait évaporer la partie alcoolique d’un volume donné de vin à tirer, à évaluer au moyen du gluco-oenomètre de Cadet de Vaux et d’une table de correspondance le poids de sucre naturel contenu dans un litre de vin examiné.

C’est ce qu’on appelle « la réduction François », dont on dira qu’elle est pratique, sinon d’une très grande exactitude.

On peut ajouter que le résultat ainsi obtenu est fragmentaire, car si on a appris à mesurer le sucre résiduel, on ne connaît toujours pas avec précision la quantité totale nécessaire pour une bonne prise de mousse et, par conséquent, celle que l’on doit rajouter.

On peut donc, grâce à cette méthode, éviter de grosses erreurs, mais on en reste encore à un stade de larges évaluations, étayées sur l’expérience, confirmées par les dégustations, ce qui permet tout de même de se rapprocher graduellement, avec encore des accidents spectaculaires, d’un niveau de casse de 3 à 8 %.

Le très grand mérite de Jean-Baptiste François a été de mettre en lumière la relation qui existe entre le poids du sucre contenu dans le vin et la production du gaz carbonique et, dans la pratique, d’inventer un procédé de dosage d’une utilité certaine, qui permet d’obtenir une diminution importante de la casse des bouteilles en cours de seconde fermentation alcoolique.

Le Cuisinier royal rapporte que « tel gourmet assure que le champagne de première qualité, et non mousseux, réunit au bouquet bourguignon, la chaleur bordelaise ».

Histoire des Vins de Champagne
Restauration

1846

Paul Crochet fait creuser à Ambonnay un réseau de 22 mètres de caves, pour stocker des vins de Champagne qu’il commercialise d’abord sous sa marque éponyme, avant qu’elle ne devienne la maison de négoce en vins de Champagne H. Petitjean et Cie, sous l’impulsion de Henri Petitjean, son gendre.

Dans Origine et développement du commerce du vin de Champagne, Armand Maizière chiffre à 120 au total le nombre de maisons, petites et grandes, se livrant au négoce des vins de Champagne.

Un livre sur Reims et sa région, - publié seulement trois ans après la naissance de la maison Krug et Cie - établit une liste des maisons de champagne les plus importantes et cite celle-ci au milieu d’autres noms connus de tous : Delbeck et Cie, Lanson Père et Fils, Pommery et Greno.

Dans le tome III de son Etude des Vignobles de France, pour servir à l’enseignement mutuel de la viticulture et de la vinification françaises, le Dr Jules Guyot écrit que dans les vignes destinées à l’élaboration du vin mousseux de Champagne (environ 4.500 ha à cette date), le rendement à l’hectare s’établit raisonnablement à 20 hl.

Histoire des Vins de Champagne
Restauration

1848 - 1868

Victor-Marie et Henri Lanson succèdent à leur père, à la tête de la maison Lanson Père et Fils, et développent le renom et l’activité de l’entreprise familiale transférée au numéro 4 du boulevard du Temple (devenu depuis le boulevard Lundy), à Reims.

Histoire de la Champagne
Restauration

1er juillet 1851

Grâce à un apport en capital de 47.366 francs fait par sa mère et à la caution que celle-ci donne pour garantir d’éventuelles dettes, Pol Roger peut officiellement constituer la maison de négoce en vins de Champagne Pol Roger et Cie.

Au cours de ses premières années d’activité, Pol Roger consacre toute son énergie à élaborer des vins de qualité, à des prix raisonnables, expédiés avec soin et accompagnés de recommandations pour la consommation. De solides principes commerciaux encore en usage aujourd’hui.

En dehors de la clientèle française et interna tionale qu’il se constitue peu à peu, Pol Roger produit des vins « tranquilles », des vins « sur lattes », et des vins dégorgés et dosés, pour le compte d’autres maisons de Champagne.

De 1851 à 1890, on retrouve dans les carnets de commande de la société les noms de :
Ayala et Cie, Besserat de Bellefon, Billecart-Salmon, Bouche Fils et Drouez, Canard-Duchêne, Delamotte, Delbeck, De Saint Marceaux et Cie, Deutz et Geldermann, De Venoge, G.H. Mumm et Cie, Jacquesson et Fils, Joseph Perrier Fils et Cie, Kunkelmann et Cie, Lanson Père et Fils, Moët & Chandon, Perrier-Jouët et Cie, Pommery et Greno, Ruinart, Théophile Roederer et Cie…

Histoire des Vins de Champagne
Restauration

1852

A la mort de Gottlieb Mumm, et probablement à la suite de différents entre les associés, la maison P.A. Mumm et Cie éclate, donnant naissance à deux nouvelles sociétés : « Jules Mumm et Cie » et « G.H. Mumm et Cie ».

A la première participent certains des associés de 1838 : Jules et Edouard Frédéric Mumm et Benoist Jacques Schubarth, bientôt rejoints par le fils de Jules Mumm, Jacob Bernard Mumm.

Dans la seconde s’associent Georges Hermann Mumm, qui donne son nom à l’affaire, Leberecht von Guaïta, qui ajoute « Mumm » à son patronyme, et Guillaume de Bary.

Premier voyage de Charles-Camille Heidsieck en Amérique, au cours duquel le négociant rémois va de Boston à New-York et retient ses premiers agents, MM. Bayaud et Bérard, qui se montrent actifs et, dans un premier temps, fidèles et dévoués.

Pour conforter la réussite commerciale et la renommée grandissante de sa maison, Louis Roederer achète un terrain boulevard Lundy. Sur sa nouvelle propriété, il fait édifier un élégant bâtiment en pierre de taille et creuser une série de caves immenses couvrant une surface de 4.000 m2.

A Reims, le quartier Coquebert se métamorphose en ce milieu de siècle sous l’impulsion de plusieurs grands négociants (Veuve Clicquot-Ponsardin, Krug et Cie, G.-H. Mumm et Cie, Lanson Père et Fils, Heidsieck et Cie, Louis Roederer).
L’auteur du Guide des Voyageurs souligne ainsi ces transformations : « Ces messieurs ont entourés les celliers de façades convenables […] plusieurs maisons d’exportation, notamment G.-H. Mumm et Louis Roederer, ont fait construire par P.-L. Gosset des établissements considérables sur l’emplacement des anciens remparts, faisant creuser et tailler dans le banc de craie du quartier Coquebert des souterrains multiples et réguliers très curieux à visiter. »

Adolphe Jacquesson invente une machine à rincer les bouteilles.

Histoire de France
Restauration

1853

Création de la maison de négoce en vins de Champagne Charles Massé, à Rilly-la-Montagne, dont la marque appartient depuis 1976 à la maison Lanson Père et Fils .

Dans une lettre adressée à un client français, Pol Roger énumère, selon un ordre de qualité ascendant, les vins qu’il vend alors : « Sillery », « Crème de Bouzy », « Fleur de Sillery », « Sillery mousseux » et « Aÿ mousseux ».

Sur le tarif d’un marchand de vins de Bercy, on trouve le vin mousseux de Champagne de première qualité à 6 francs, et les Château-Latour, Château Margaux, Château Haut-Brion, Clos Vougeot et Chambertin respectivement à 6 francs, 5,50 francs, 4 francs, 7 francs et 4,50 francs, le Saint-Estèphe et le Pommard n’étant qu’à 2 francs.

Histoire des Vins de Champagne
Restauration

1868 - 1893

Pour pallier au départ de son frère Henri et l’aider à diriger la maison Lanson Père et Fils, Victor-Marie Lanson prend à ses côtés deux de ses fils : Léon et Ferdinand Lanson Mais les choses ne se passent pas comme prévues. Vingt-cinq années de gestion désastreuse ont raison de la maison.

Histoire de la Champagne
Restauration

4 novembre 1882

A l’initiative des dirigeants des maisons Heidsieck et Cie, Giesler et Cie et G.H.Mumm et Cie, est constitué à Reims le Syndicat du Commerce des vins de Champagne, dont l’existence officielle sera reconnue par la loi du 21 mars 1884 autorisant la création des syndicats professionnels.

Selon ses statuts, il a pour but « de protéger, tant en France qu’à l’étranger, le commerce des vins mousseux de Champagne, de défendre les intérêts généraux de ce commerce en France dans l’examen des questions d’octroi, de régie, de tarifs, de transports, de propriété industrielle, c’est-à-dire de marques, noms de commerce, lieux d’origine, etc., […] à l’étranger dans l’examen des questions de tarifs internationaux, de douane, de propriété industrielle, de contrefaçons tant de marques que de produits, et de toutes autres fraudes… ».

Les maisons présentes à la réunion fondatrice présidée par Florens Walbaum, assisté d’Edouard Werlé, sont : Charles Arnould de Heidelberger, Barnett et Fils, Veuve Binet Fils et Cie, E. Bourgeois, Burchard Delbeck et Cie, Gondelle et Cie, Veuve Henry Goulet et Fils, Charles Heidsieck, Henriot et Cie, Ernest Irroy et Cie, Krug et Cie, Lanson Père et Fils, G.H. Mumm et Cie, Veuve Pommery Fils et Cie, Werlé et Cie, Ayala et Cie, Renaudin Bollinger et Cie, Deutz et Geldermann, Alfred de Montebello et Cie, Chandon et Cie, Pol Roger et Cie, Charles de Cazanove, Giesler et Cie, Lecureux et Cie, G. Loche, Fréminet et Fils, Heidsieck et Cie,

A la fin de l’année, 54 maisons figurent au nombre des adhérents du Syndicat du commerce des vins de Champagne.

Histoire des Vins de Champagne
République

1893 - 1919

Déclarée en règlement judiciaire, la maison Lanson Père et Fils est mise en adjudication et rachetée par un des nombreux neveux de Léon et Ferdinand Lanson, Henri-Marie Lanson.

S’ensuit une période de grande expansion commerciale dûe principalement au fait que le nouveau dirigeant parcourt le monde pour présenter et vendre ses vins. Mais la Première Guerre mondiale balaient les bénéfices et les réalisations issus de ce travail.

Histoire des Vins de Champagne
République

1919 - 1967

Lorsqu’est entreprise la reconstruction de Reims, Henri-Marie Lanson reçoit l’aide de ses fils Victor et Henri Lanson pour relever la maison Lanson Père et Fils de ses ruines, reconstituer un outil de production durement éprouvé par quatre années de guerre et conquérir une nouvelle clientèle.

Très vite, Victor Lanson se revèle comme l’homme fort du trio. La conjoncture délicate, la grave crise économique des années 30, puis le Front populaire, ne réussissent pas à ébranler son moral combatif.

Alors que dans le même temps certains grands négociants se défaussent en vendant quelques-uns de leurs plus prestigieux vignobles, la maison Lanson Père et Fils agrandit le sien en achetant entre autres crus : celui fort réputé des « Crayons » à Dizy ; celui de Mareuil-sur-Aÿ qui appartient alors aux descendants du duc de Montebello et, enfin celui non moins célèbre des « Partelaines » à Chouilly, jusqu’alors propriété de la maison Moët & Chandon

Parallèlement à la création de ce vignoble patrimonial, qui comptera jusqu’à 203 ha (au moment de son achat en 1991 par le groupe L.V.M.H.), Victor Lanson acquiert les caves de la maison Binet, rue de Courlancy à Reims (1927).

Puis, c’est la Seconde Guerre mondiale, l’Occupation, les réquisitions et les soucis de chaque jour... La paix revenue, ce sont derechef les dures années de l’Après-Guerre, de nouveau les caves vides, une équipe à reconstituer, le marché français à réorganiser, l’export à reconstruire...

Pourtant, cette époque coïncide pour Victor Lanson avec une intense période de grands et longs voyages. Il sillonne régulièrement l’Europe avec une prédilection accrue pour la Grande-Bretagne, la Belgique et la Suisse. Il visite plusieurs fois aussi l’Afrique, du Nord au Sud, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, la Nouvelle-Calédonie et l’Extrême-Orient, sans oublier les Etats-Unis.

Et, les efforts de prospection accomplis sont couronnés de succès, puisque la maison Lanson Père et Fils se voit successivement décerner les brevets de fournisseur du roi d’Espagne Alphonse XIII et des rois de Suède Gustave V et Gustave VI, qui s’ajoutent à celui obtenu de la Cour d’Angleterre, et que ses ventes augmentent de façon conséquente.

Si on devait résumer la personnalité de Victor Lanson, il serait juste de dire qu’il fût, avec son propre style fait d’élégance et de convivialité, un grand ambassateur pour sa maison et un Champenois qui contribua beaucoup à définir, puis à créer le commerce moderne du vin de Champagne, tel qu’on le connaît aujourd’hui.

Histoire de la Champagne
Années folles

1925

Ernest-Emile Rapeneau élabore et commercialise ses premiers vins de Champagne, créant ainsi la maison E. Rapeneau, à Épernay.

La maison Kunkelmann et Cie, seule propriétaire des marques « Heidsieck » et « Piper-Heidsieck », adopte la forme juridique d’une S.A.

A Épernay, le faubourg de la Folie, devenu au fil de l’Histoire le faubourg du Commerce et la rue du Commerce, acquiert sa dénomination moderne d’avenue de Champagne.

Dans Champagne, Yves Gandon en trace le portrait suivant :

« L’avenue de Champagne, à Épernay, est assurément la seule voie en France à rassembler, sur un parcours en somme restreint, tant de noms à qui notre pays doit, à l’égard du goût, une renommée universelle. L’armorial du vignoble s’y trouve, en effet, représenté par plusieurs maisons, dont plusieurs ont dépassé les cent ans d’âge, et dont Moët & Chandon, Perrier-Jouët, Pol Roger, De Venoge ne sont pas les moindres. […]

« Il flotte dans cette avenue […] la sorte de recueillement ailé qui saisit l’esprit et le cœur à la révélation de toute chose parfaite. »

Dans Montmartre en 1925, un chroniqueur de cette époque, Jean Gravigny, fin œnologue et homme de plaisirs, sacre «  Louis Roederer, l’un des plus grands rois du Champagne » :

« Ses vignobles donnent les meilleurs crus. Tous les éléments qui entrent dans les cuvées sont de premier ordre. A boire les yeux fermés dans l’attitude de l’extase, après avoir soigneusement préparé votre palais à la dégustation par un biscuit rose de Reims. Dans vos fêtes de nuit, honorez Louis Roederer abondamment et sans crainte. »

Le Comité de propagande des vins de Champagne reçoit le lord-maire de Londres et, en raison du goût des Anglais pour les champagnes anciens, il n’est servi au cours des différentes réceptions que des millésimes antérieurs à 1914 :

-  1903 : Delbeck et Cie, Krug et Cie ;

-  1904 : Werlé et Cie, successeurs de Veuve Clicquot-Ponsardin, Deutz et Geldermann, Pommery et Greno ;

-  1906 : Ayala et Cie, Vve Binet et Fils et Cie, Renaudin Bollinger et Cie, Heidsieck et Cie Monopole, George Goulet, Ernest Irroy et Cie, G.H. Mumm et Cie, Perrier-Jouët et Pol Roger et Cie ;

-  1911 : Charles Heidsieck, Joseph Perrier Fils et Cie, Lanson Père et Fils, De Montebello et De Saint-Marceaux.

Les surfaces en production de la future A.O.C. « Champagne » sont de 11.551 ha.

Histoire de France
Années folles

22 mai 1939

Reprise de la maison Veuve Laurent-Perrier par Marie-Louise de Nonancourt, sœur de Victor et Henri Lanson, une jeune veuve, mère de quatre enfants. Le sauvetage de l’affaire alors au bord de la faillite est confié à Henry Gondry, ami fidèle et fondé de pouvoir de la maison Lanson Père et Fils.

Concomittamment, Marie-Louise de Nonancourt acquiert la marque « Delamotte Père et Fils » et une belle demeure du XVIIIème siècle, au coeur même des vignes du Mesnil-sur-Oger, où elle établit les installations industrielles de la maison.

Histoire des Vins de Champagne
Années folles

1941

Tonnelier-champagnisateur de son état, René Brun commence à commercialiser des vins de Champagne sous sa propre étiquette, mettant l’accent sur leur qualité suivie plutôt que sur une croissance accélérée.

Désireux d’appliquer l’un des postulats de base de la champagnisation, à savoir élaborer des vins d’assemblage, Paul Gobillard crée une petite affaire de négoce en vins de Champagne à Pierry, où sa famille est propriétaire de vignes et récoltant-manipulant depuis le XIXème siècle.

L’Association viticole champenoise, devenue l’organisme de base de l’interprofession, étend son action à tout le territoire de la Champagne viticole délimitée. Elle s’occupe des champs d’expériences mis gracieusement à sa disposition par les maisons Lanson Père et Fils (vignoble de la Folie) et Moët & Chandon (Station expérimentale de viticulture de Fort-Chabrol). Elle constitue également une commission œnologique et plusieurs sous-commissions chargées d’étudier les problèmes de la conservation, l’amélioration, l’exploitation rationnelle et la défense du vignoble champenois.

Histoire des Vins de Champagne
Années folles

Janvier 1959

La maison Mercier se porte acquéreur de l’Auberge de Bellevue à Champillon (futur Royal Champagne), jusqu’alors propriété de la maison Lanson Père et Fils.

Histoire des Vins de Champagne
Temps Modernes

3 Juillet 1966

Lanson accompagne la victoire du pilote automobile australien Jack Brabham (à droite), triple champion du monde de Formule 1 (1959, 1960, 1966)

Exploit
Temps Modernes

1967 - 1980

Etienne Lanson succède à Victor Lanson son père, à la tête de la maison Lanson Père et Fils, dote l’entreprise d’installations modernes et initie les grandes mutations que va connaître l’entreprise.

Histoire des Vins de Champagne
Temps Modernes

1968-1969

Robin Knox-Johnston, 1er navigateur à accomplir le tour du monde seul en 312 jours, célèbre son exploit au Lanson.

Exploit
Temps Modernes

Juillet 1968

Lanson célèbre le courage et l’endurance de sir Alec Roser à l’arrivée de son tour du monde en solitaire.

Exploit
Temps Modernes

1976

Courtier en vins de Champagne, Alain Thiénot reprend la maison Edouard Besserat et crée au numéro 14 de la rue des Moissons à Reims, la société d’élaboration et de négoce Castille, appelée à devenir la maison Alain Thiénot en 1985.

Pernod Ricard achète (à la suite d’une offre publique d’achat lancée sur la société Cusenier) les Maisons Besserat de Bellefon et A. Salon et Cie.

La maison Lanson Père et Fils prend le contrôle de la maison Massé, dont les installations au numéro 48 de la rue de Courlancy jouxtent les siennes.

Création à Vertus de la maison Vranken et de la marque du même nom, par Paul-François Vranken.

Deuxième mise en œuvre de la Société d’Intervention dans le cadre de la vendange.

La maison Pol Roger et Cie décide d’élargir la gamme de ses champagnes proposés à la vente, en mettant sur le marché une cuvée de prestige, composée de 50 % de pinot noir et de 50 % de chardonnay : « La Réserve Spéciale Cuvée PR Millésimée » (1er millésime 1971).

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Temps Modernes

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