MES SOUVENIRS
LES BOULEVARDS DE 1840-1870
PREMIÈRE PARTIE - DE 1840 À 1851
Au Café de Paris. On discute des mérites comparés des vins qui y sont servis.
La discussion s’animait, et alors Roger de Beauvoir, Romieu et le comte d’Alton-Shée intervenaient brusquement pour proclamer la supériorité du vin de Champagne, qui seul savait les mettre tous en belle humeur.
TROISIÈME PARTIE - DE 1857 À 1871
Roger de Beauvoir [...] était gai comme un pinson, mais négligé dans sa tenue, et n’était plus l’élégant Roger habitué du boulevard de 1840 à 1848. Quand il avait bu deux flûtes de vin de Champagne, il ne se possédait plus et se mettait à raconter des histoires incohérentes. [...]
C’est vers cette époque que Raphaël Bischoffsheim donnait de si belles fêtes au restaurant
des “Frères Provençaux”. [...] Il y avait en plein hiver un souper de cent cinquante couverts. [...] Le champagne coulait à flots.
1884