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Hospice Roederer-Boisseau

Toute fin XIXème siècle, Madame Veuve Eugène Roederer, grande bienfaitrice d’œuvres religieuses, fait bâtir un hospice de vieillards rue de Courlancy qui est inauguré le 19 octobre 1899 par l’archevêque et quelques autres personnalités (parmi lesquelles Charles Heidsieck).

LES ORIGINES DE LA FONDATION ROEDERER BOISSEAU

Il y a un siècle, on l’appelait déjà l’Hospice Roederer Boisseau. En 1971, elle est devenue la Fondation Roederer Boisseau.

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C’est Mme Veuve Eugène Roederer, grande bienfaitrice des œuvres religieuses de Reims, qui, par l’intermédiaire de ses exécuteurs testamentaires, fit construire cet hospice pour vieillards rue de Courlancy. Cette figure locale avait en effet choisi de léguer 2 millions de francs pour l’établissement d’un vaste hôpital à proximité de Cou rlancy. 50 000 mètres de terrain avaient été acquis en prévision de ce projet.
A la fin du XIXe siècle, le projet sort de terre. Le frère et légataire testamentaire de Mme Veuve Eugène Roederer, Monsieur Félix Boisseau, donne par la suite cet Hospice à la Ville de Reims, à la condition expresse qu’il soit toujours desservi par des Religieuses Catholiques Romaines.

Mme Roederer voulait en effet que cette maison soit confiée à une congrégation religieuse. La Commission Administrative des Hospices Civils de Reims en donna donc la direction, lors de son ouverture, aux Sœurs de la Charité qui travaillaient déjà place Museux.

Puis, le 14 novembre 1903, la Congrégation des Augustines Hospitalières, héritières des Chanoinesses de l’Hôtel de Dieu de Reims, prit à son tour l’Hospice RB en charge. L’Hospice RB ne comptait alors que 40 vieillards.

A L’EPREUVE DES GUERRES

Le 24 mars 1918, en raison de la guerre qui fait rage, les Sœurs de l’HRB durent fuir à Rouen où une communauté de Religieuses Augustines Hospitalières les accueillit pendant un an.

Pendant leur absence, les militaires français occupèrent les locaux en y installant un hôpital de 1000 lits. Sept baraquements furent dressés dans les jardins pour y loger les blessés.

De par son emplacement, la Fondation était moins exposée aux bombardements que le centre de la ville, ce qui permit de secourir bien des civils, adultes et enfants. L’hôpital civil ayant été bombardé, on dût même transporter le service de la Maternité à I’HRB.

A la fin du premier conflit mondial, le 21 mars 1919, les Sœurs Augustines rentrèrent et réintégrèrent leurs locaux de la Fondation Roederer Boisseau dont elles continuèrent à assurer le bon fonctionnement jusqu’en 1998.

Depuis cette date, les religieuses ont pris une retraite méritée mais elles s’occupent toujours un peu de la maison : la chapelle, l’aumônerie de l’association « Joie de vivre », la chapelle de la résidence Wilson, l’entretien du patrimoine...

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Chapelle Fondation Roederer Boisseau

ARCHITECTURE

A l’origine, ce monastère, dit Monastère Notre Dame de Reims, se trouvait encore à la périphérie de la ville. Aujourd’hui, il est entouré de maisons et de boulevards. L’architecte à l’œuvre dans la construction de la Fondation Roederer Boisseau fût M. Paul Marbeau, demeurant à Paris, secondé sur place par MM. Margolin et Thierot.
Un peu différent des autres maisons de l’ordre, quoique d’installation très moderne et parfaitement aménagé, l’Hôpital Roederer Boisseau ne rappelle en rien les couvents de construction nouvelle et moins encore les abbayes et monastères des temps anciens.

Le terrain est un immense pentagone de près de six hectares de superficie. Il s’étend de la rue de Courlancy, à l’Est, jusqu’à la rue Martin et la campagne, à l’Ouest ; de la rue de Rilly au Sud jusqu’à une voie projetée au Nord.

L’établissement est clos par des murs. On entre dans la propriété par une large grille s’ouvrant sur une vaste cour. La façade de l’établissement, formée de trois pavillons identiques, reliés par des galeries apparaît.

Les constructions sont toutes en pierre meulière, rocaillée ou massive et briques de Montchanin. Tout est relié par des galeries ouvertes ou en sous-sol parfois mais toujours couvertes.

La chapelle est un édicule éclairé par de nombreuses baies en plein cintre, sa structure est en harmonie avec les bâtiments de l’hospice qu’elle complète. Ce petit édifice est voûté, ses parois intérieures doivent être ornées de peintures murales. Les appartements du premier étage sont à l’usage de l’aumônier. A ses côtés : le presbytère avec au rez-de-chaussée, la loge du concierge.

LA FONDATION ROEDERER BOISSEAU AUJOURD’HUI ET DEMAIN

La Fondation Roederer Boisseau est devenue un EHPAD (Etablissement d’Hébergement pour Personnes Âgées Dépendantes) et accueille aujourd’hui 68 résidents.

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Fondation Roederer Boisseau devenu un EHPAD

Un nouveau bâtiment doit émerger dans l’emprise du terrain de Roederer Boisseau fin 2017, afin d’améliorer encore la qualité de l’accueil et le confort de ses résidents. D’une superficie de l’ordre de 5 000 m2, cette nouvelle construction accueillera 90 lits et restera implantée à l’arrière de la Résidence Wilson, en étant reliée à cette dernière par une galerie.

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Projet Fondation Roederer Boisseau
Hospice Roederer-Boisseau
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