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Synthèse des salaires et avantages sociaux

Salaires et conditions de travail

L’horaire de travail effectif moyen est de 35 heures par semaine avec modulation possible sur l’année civile pour tenir compte des surcroîts saisonniers d’activité : par exemple tirage dans les caves, taille et liage dans les vignes au printemps, expéditions de fin d’année aux caves et bureaux.

Les congés payés sont de 5 semaines par an, auxquelles s’ajoutent des jours de congé d’ancienneté pouvant atteindre une semaine supplémentaire. Une septième semaine est même accordée lorsqu’un salarié confirmé continue à travailler après 60 ans.

Des autorisations d’absence permettent au salarié de participer aux événements familiaux et les jours fériés, ainsi que le jour de la Saint Jean pour les caves et bureaux et de la Saint-Vincent pour le personnel des vignes sont chômés et payés lorsqu’ils tombent un jour qui aurait été travaillé.

La rémunération mensuelle s’établit après 6 mois d’ancienneté sur la base de 40 heures par semaine au lieu de 35 heures de travail effectif, soit 174 h par mois au lieu de 152 h (bonus 22 h/mois = + 14 %) grâce aux primes mensuelles.

L’évolution des rémunérations résulte d’une promotion individuelle et/ou d’une évolution automatique à l’ancienneté : une prime mensuelle est majorée tous les cinq ans jusqu’à l’ancienneté de 35 ans.

Les vacances sont favorisées par l’attribution d’une prime forfaitaire accordée à chaque salarié. Celle-ci est complétée par une aide attribuée par le CE ou l’employeur à toutes les familles dont les enfants partent en vacances (cf. C.263 de la CC).

14 mois de rémunération sont accordés après 3 ans de travail à tous les employés et ouvriers. Par exemple un ouvrier polyvalent sur chaîne ou un employé de bureau ayant un coefficient de 150, bénéficie d’une rémunération annuelle brut minimum très supérieure aux autres secteurs (cf. tableau des salaires annuels)

L’intéressement et/ou la participation aux bénéfices de l’entreprise sont fréquemment mis en œuvre dans les entreprises de plus de 50 salariés et viennent compléter le salaire d’une très large majorité des effectifs salariés.

Avantages sociaux

Les frais de maladie, chirurgie, prothèse, hospitalisation, etc. (travail ou privé), du salarié et des membres de sa famille sont remboursés, dès le premier jour d’embauche, à concurrence de 100 % du tarif conventionné de la Sécurité Sociale.

Tout arrêt temporaire du travail bénéficie d’une garantie de 100 % du salaire pendant 2 fois 6 mois, portée à 3 ans en cas d’accident du travail (salarié de plus d’un an) (cf. B.2141 de la CC).
Les employeurs ont proposé de prolonger cette garantie sans interruption jusqu’à la reprise d’activité ou le classement du salarié en inaptitude définitive (ou invalidité). La contrepartie demandée d’une franchise de 3 jours avant la prise en charge n’a pas permis d’aboutir.

Tout arrêt du travail définitif pour inaptitude (invalidité), donne lieu au versement d’une rente à concurrence de 100 % du salaire net. Elle est versée jusqu’à la retraite de l’invalide, c’est-à-dire pendant 25 ans pour un arrêt de travail à 35 ans (cf. B.215 de la CC).

Le décès du salarié donne lieu au versement d’un capital dont le montant est fonction de la cause du décès et de sa situation de famille. Ce capital est prévu pour un montant supérieur à 3,5 ans de salaire brut en cas d’accident de travail ou de trajet d’un père de famille ayant deux enfants à charge, soit plus de 64 000 €).

Outre le capital-décès, une rente est versée en plus du capital au conjoint dès le décès du salarié : elle est basée sur la retraite anticipée et complète qu’aurait eu le conjoint si le salarié avait cotisé jusqu’à ses 60 ans.

Les activités sociales et de loisirs sont auto gérées par les représentants du personnel eux-mêmes : Comité d’Entreprise CE (si plus de 50 salariés) avec un financement obligatoire à concurrence de 1,50 % des salaires (parfois davantage), sinon Comité d’Actions Sociales CAS avec les DP dans les entreprises de plus de dix salariés.

Le logement des familles de salariés est facilité par les cotisations des employeurs aux organismes spécialisés : Coplorr, Copler, Effort Rémois ou autres assimilables.

La formation professionnelle donne lieu à une concertation de l’ensemble des Maisons avec les partenaires sociaux et à une mise en application concertée au sein de chaque entreprise pour un financement global de 1,60 % des salaires dans les entreprises de + de 10 salariés. Les entreprises de - de 10 salariés contribuent aussi mais à concurrence de 0,25 % des salaires. Elles peuvent bénéficier des contributions inutilisées dans d’autres Maisons.

La retraite complémentaire à la Sécurité Sociale fait bénéficier les salariés d’une retraite complémentaire sur la base d’un taux de cotisation de 8% sur la première tranche de salaire (ce taux a été appelé depuis 1999 à 125 %).
La préretraite à 57 ans fut mise en oeuvre dès 1989 pour tous les salariés ayant réalisé 43 ans de travail (dont 20 ans dans la Maison). Les Maisons de Champagne ont ainsi témoigné une considération particulière à tous leurs salariés ayant commencé à travailler très jeune, en mettant en œuvre avec plus de 15 ans d’anticipation un avantage qui ne sera généralisé dans les autres secteurs d’activité économique français qu’en 2004.

NB : Lorsqu’un salarié reçoit 100 € (net), les charges sociales versées à divers organismes (employeur + salarié) s’élèvent à 90 €. Le coût pour l’entreprise peut en effet atteindre le double du montant perçu par le salarié.