UMC - Grandes Marques et Maisons de Champagne

Champagne, la star du 7e art

Le champagne fait sa comédie... musicale !

Le premier film parlant est un film musical : Le Chanteur de jazz d’Alan Crosland. Sorti en 1927, il révolutionne le cinéma. Dans les films parlants suivants, beaucoup comportent des scènes chantées. Les stars de ce nouveau cinéma se recrutent au théâtre, à Broadway ou dans les cabarets. Il faut aussi savoir chanter et danser.

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Affiche pour le premier film parlant : Le Chanteur de jazz réalisé par Alan Crosland
© Warner Bros

Le champagne trouve une place dans les films de ce nouveau genre.
D’abord parce que la musique et le chant s’associent facilement à l’effervescence de ce vin qui est par ailleurs celui des cabarets et clubs musicaux. Ensuite, parce qu’il s’agit souvent de films légers et amusants. Enfin, parce qu’un grand nombre d’entre eux se déroule en France dont le champagne est un symbole universel.

L’une des premières comédies musicales, Parade d’amour (1929) de Ernst Lubitsch présente, dans son générique, une représentation imagée de Paris dans laquelle figurent deux bouteilles de Veuve Clicquot.
Maurice Chevalier en est l’acteur principal. Il apparait aussi dans Gigi (1958) de Vincente Minelli, une adaptation hollywoodienne du roman de Colette, avec deux autres interprètes français, Louis Jourdan et Leslie Caron.
L’un des chefs-d’œuvre du genre, toujours signé Minelli, est sans doute Un américain à Paris (1951) avec Gene Kelly. Les deux films se déroulent à Paris et font la part belle au champagne.
Dans le premier, Gigi (alias Leslie Caron) qui est une jeune femme découvrant les plaisirs de l’amour, de la vie et du champagne, chante une chanson au titre inspirationnel "The night they invented champagne" (la nuit où ils inventèrent le champagne).

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Hermione Gingold, Louis Jourdan et Leslie Caron dans Gigi (1958) réalisé par Vincente Minelli
© Photo12 / 7e Art / MGM

Dans Victor/Victoria (1982), Blake Edwards campe son histoire dans les cabarets transformistes du Paris des années 1930. Le champagne y coule à flot et la voix pure et puissante de Julie Andrews brise les bouteilles.

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Julie Andrews dans Victor/Victoria (1982) réalisé par Blake Edwards
© Photo12 / DR

Peu de films français, et même européens, peuvent être considérés comme des comédies musicales, à l’exception notable de ceux réalisés par Jacques Demy, Les Parapluies de Cherbourg (1964) et Les Demoiselles de Rochefort (1967) et de On connait la chanson (1997) d’Alain Resnais, dans lequel les dialogues de très grands comédiens, Sabine Azéma, Pierre Arditi, André Dussolier, Jean-Pierre Bacri et Agnès Jaoui, sont des chansons du répertoire populaire français. Dans la scène finale, le champagne abonde.

Le genre continue de plaire aujourd’hui. Le film Mamma Mia ! (2008) de Phyllida Lloyd, avec Meryl Streep, Pierce Brosnan et Colin Firth s’inspire des chansons du groupe Abba et rencontre un succès planétaire. L’histoire est celle d’un mariage où le champagne est roi. Avec La La Land (2016), Damien Chazelle remporte six Oscars dont celui de la meilleure musique. Le « jaune » des bouteilles de Veuve Clicquot s’accorde aux tons chatoyants du film. Dans Cats (2019) de Tom Hooper, film à fois fantastique et musical, il s’agit d’une adaptation d’une célèbre comédie musicale de Broadway. Sur l’affiche, on lit « Pipurr-Heidsieck », un pur hommage ronronnant à la Maison Piper-Heidsieck.

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Meryl Streep dans Mamma Mia ! (2008) réalisé par Phyllida Lloyd
© PictureLux / The Hollywood Archive / Alamy Stock Photo

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