UMC - Grandes Marques et Maisons de Champagne

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Chronologie des évènements

Œuvre d’Eric Glâtre de 2001
(actualisation UMC)

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1776

Séparé de son associé Jean-Baptiste Dussaulois, Pierre-Joseph Dubois, aidé de son fils qui l’a rejoint dans l’affaire, fonde à Reims la maison Dubois et Fils, appelée à devenir en 1833 la maison Louis Roederer.

Histoire des Vins de Champagne
Siècle des Lumières

1836

Création à Cramant d’une modeste entreprise de négoce en vins de Champagne à laquelle le fondateur Philippe Bourlon donne son nom.
Y entre bientôt un certain Eugène , qui épouse sa fille...

Narcisse Greno prend le contrôle d’une petite affaire rémoise de négoce en vins de Champagne dénommée Dubois-Gosset, appelée à devenir en 1858 la maison Pommery et Greno.

Louis Roederer engage Hugues Krafft, un agent de commerce d’origine autrichienne, pour développer ses ventes à l’étranger. Un choix judicieux voire capital.
Polyglotte et voyageur infatigable, l’homme sait traiter des affaires en six langues, dont le russe, l’anglais et l’allemand. Ajoutées à un esprit pionnier et téméraire, ses remarquables compétences vont contribuer à la percée de la maison Louis Roederer sur le marché russe et à son rayonnement international.

La figure légendaire de Dom Pérignon doit beaucoup au Mémoire sur les vins de Champagne de l’avocat J. P. Louis, époux de Virginie Perrier. On allait dès lors attribuer au moine de Hautvillers toutes sortes d’innovations : du bouchon de liège à la flûte, du collage des vins au dépotage par siphonnage...

Histoire des Vins de Champagne
Restauration

20 septembre 1836

Mariage de Mathieu Edouard Werlé avec Louise-Emilie Boisseau, issue de la bourgeoisie fortunée de Reims et alliée à la maison Louis Roederer.

Histoire de France
Restauration

1852

A la mort de Gottlieb Mumm, et probablement à la suite de différents entre les associés, la maison P.A. Mumm et Cie éclate, donnant naissance à deux nouvelles sociétés : « Jules Mumm et Cie » et « G.H. Mumm et Cie ».

A la première participent certains des associés de 1838 : Jules et Edouard Frédéric Mumm et Benoist Jacques Schubarth, bientôt rejoints par le fils de Jules Mumm, Jacob Bernard Mumm.

Dans la seconde s’associent Georges Hermann Mumm, qui donne son nom à l’affaire, Leberecht von Guaïta, qui ajoute « Mumm » à son patronyme, et Guillaume de Bary.

Premier voyage de Charles-Camille Heidsieck en Amérique, au cours duquel le négociant rémois va de Boston à New-York et retient ses premiers agents, MM. Bayaud et Bérard, qui se montrent actifs et, dans un premier temps, fidèles et dévoués.

Pour conforter la réussite commerciale et la renommée grandissante de sa maison, Louis Roederer achète un terrain boulevard Lundy. Sur sa nouvelle propriété, il fait édifier un élégant bâtiment en pierre de taille et creuser une série de caves immenses couvrant une surface de 4.000 m2.

A Reims, le quartier Coquebert se métamorphose en ce milieu de siècle sous l’impulsion de plusieurs grands négociants (Veuve Clicquot-Ponsardin, Krug et Cie, G.-H. Mumm et Cie, Lanson Père et Fils, Heidsieck et Cie, Louis Roederer).
L’auteur du Guide des Voyageurs souligne ainsi ces transformations : « Ces messieurs ont entourés les celliers de façades convenables […] plusieurs maisons d’exportation, notamment G.-H. Mumm et Louis Roederer, ont fait construire par P.-L. Gosset des établissements considérables sur l’emplacement des anciens remparts, faisant creuser et tailler dans le banc de craie du quartier Coquebert des souterrains multiples et réguliers très curieux à visiter. »

Adolphe Jacquesson invente une machine à rincer les bouteilles.

Histoire de France
Restauration

1856 - 1857

Dans son History of the champagne trade in England, André L. Simon indique qu’à cette période le prix des champagnes s’étagent en Grande-Bretagne de 13 à 35 shillings la douzaine, avec de rares exceptions comme le Ruinart 1846 (38 shillings), le Louis Roederer 1846 (41 shillings), le Giesler 1846 (46 shil lings) et le Perrier-Jouët K1846 - 1ère Qualité qui atteint 60 à 68 shillings, soit le prix le plus élevé.

Histoire des Vins de Champagne
Restauration

17 avril 1863

Amateur de vins mousseux de Champagne, Napoléon III l’est tout particulièrement des vins de la maison Louis Roederer, grâce à l’initiative de l’adjudant général du Palais des Tuileries, le général Rolin. Sur les conseils de son entourage, celui-ci s’adresse personnellement à Louis Roederer pour passer commande :

« Monsieur, « Plusieurs personnes m’ont beaucoup vanté les produits de votre maison, et m’ont donné ainsi le désir de les voir figurer sur la table de l’Empereur. En conséquence, j’ai l’honneur de vous prier de m’adresser immédiatement, comme échantillon, un panier de vingt-cinq bouteilles de votre meilleur vin de Champagne. Eu égard à la destination du vin, je ne doute pas que vous choisissiez la meilleure qualité ! »

Histoire de France
Restauration

22 mars 1864

Théophile Roederer, associé à Gustave et Léon Bousigues (dits Bley), fonde avenue de Châlons à Reims la société en nom collectif «  Théophile Roederer et Cie », ayant pour objet l’élaboration et la commercialisation de vins de Champagne, appelée à être cédée à la maison Louis Roederer, le 28 février 1904, les deux affaires restant cependant distinctes.

Histoire des Vins de Champagne
Restauration

1867

Charles Camille Heidsieck acquiert un très bel ensemble de caves datant de l’époque gallo-romaine sis entre les rues des Crayères, du Chemin Vert et de la Procession, à Reims, destinées à être utilisées pour le vieillissement de ses vins. Agrandies par son fils aîné, Charles Marie Eugène Heidsieck, en 1920, elles s’étendent aujourd’hui en sous-sol sur 43.000 m2.

On trouve de plus en plus d’amateurs qui, « à l’instar des Anglais commencent l’usage du champagne aussitôt le potage, parce qu’ils ont reconnu que pris de cette manière il excite la digestion et parce que son parfum se fait mieux sentir », la conversation devenant, dès le début du repas, « plus joyeuse et animée ».

Dans Les Plaisirs de Paris, guide pratique et illustré, Alfred Delvau déclare que :

« Le champagne n’est pas « un vin », c’est le vin même, et il n’y a que les bourgeois qui le boivent au dessert, les jours de grande cérémonie : il faut le boire comme on boit le sauternes ou le meursault, comme un vin ordinaire, et dès le commencement du repas. Les gens qui déjeunent, dînent ou soupent au champagne ne sont pas des excentriques, comme on le dit quand on tient à dire une sottise : ce sont des gens amis de leur santé autant que de leur plaisir, des gens de bon goût qui veulent se conserver un bon estomac ».

Parmi tous les tsars, Alexandre II apparaît comme l’un des plus grands amateurs de vin de Champagne, en particulier de la maison Louis Roederer. Le père du célèbre écrivain, Théophile Gautier, invité à la Cour de Saint-Pétersbourg, se fera ainsi, dans son Voyage en Russie, le témoin des goûts du tsar : «  L’Empereur parcourait les tables […] s’asseyant quelquefois et trempant ses lèvres dans un verre de vin de Champagne, puis s’éloignait pour faire la même chose plus loin… »

Soucieux de boire un vin de la meilleure qualité qui soit, Alexandre II envoie chaque année à Reims son maître de chais, afin qu’il assiste et participe lui-même, dans les caves de la maison Louis Roederer, à la préparation des cuvées destinées à la Cour impériale.

La maison Jacquesson et Fils vend 1 million de bouteilles, chiffre énorme pour l’époque, et reçoit la visite d’une nouvelle tête couronnée, celle de la reine de Hollande, épouse du roi Guillaume III. A ce point de l’Histoire, où la France connaît une prospérité et un rayonnement incomparables, la marque est célèbre et jouit d’une vogue mondiale.

Histoire des Vins de Champagne
Restauration

7 juin 1867

Dans le Grand Seize, l’un des magnifiques salons du Café Anglais, un dîner au sommet, donné à l’occasion de l’Exposition Universelle, réunit des invités exceptionnels : Guillaume Ier, son fils, le prince héritier Frédéric-Guillaume, le chancelier Bismarck et le tsar Alexandre II.

Pour fêter cette réunion princière, passée à la postérité sous le nom prestigieux de « Dîner des Trois Empereurs », le grand chef de la maison, A. Dugléré, choisit pour accompagner ses plats raffinés, les meilleurs vins de France : un Château-Yquem 1847, un Chambertin 1846, un Château-Margaux 1847, un Château-Latour 1847, un Château-Lafitte 1848, et, au dessert, du champagne Louis Roederer frappé.

Histoire de France
Restauration

1872

Fondation du Vigneron Champenois par Raphaël Bonnedame.

Louis Alfred Launois commence à vinifier une partie de sa récolte et à vendre celle-ci à la maison G.H. Mumm et Cie, tout en agrandissant parcelle après parcelle, son domaine viticole de la Côte des Blancs.

La maison Louis Roederer enregistre le chiffre record de 2.500.000 bouteilles vendues dans l’année (essentiellement en Russie, mais aussi aux Etats-Unis et dans toute l’Europe), soit 10 % du total des expéditions de vins mousseux de Champagne et s’inscrit au premier rang des plus grandes maisons de Champagne de Reims et d’Épernay.

Cette réussite repose à la fois, sur la dynamique commerciale de la maison et de ses hommes et sur leur volonté de « fabriquer » des vins d’une qualité optimale.

Histoire des Vins de Champagne
République

1873

Les surfaces de vignes destinées à l’élaboration du vin mousseux de Champagne couvrent environ 6.000 ha.

Le vignoble est envahi par d’innombrables campagnols, qui ravagent les vignes.

Les expéditions de la maison Louis Roederer à destination de la Russie et de la Cour impériale atteignent le chiffre record de 666.386 bouteilles, soit 27 % de la production totale de l’entreprise.

Histoire de France
République

1876

Fort de l’expérience et de la maîtrise acquise dans l’élaboration des vins de Champagne chez De Venoge et Cie, Arthur Bricout fonde à Épernay sa propre affaire et commercialise des vins sous la marque A. Bricout.

Le culte du vin mousseux de Champagne sucré, lentement mais sûrement, touche à sa fin sur le marché britannique, où l’escalade des vins secs continue avec un nouveau type, le « brut », dont les étiquettes apparaissent peu à peu, en particulier avec les vins de 1874.

Dans la terminologie de la technique champenoise, on appelle « brut », à l’époque, le vin qui vient d’être dégorgé et est resté dans son état naturel. On ne peut le boire ainsi que «  lorsqu’il provient d’années marquantes comme qualité et vinosité, ou encore lorsqu’il est consommé très vieux », mais c’est l’exception.

La maison Louis Roederer crée pour le tsar Alexandre II de Russie, à la demande de son maître de chais, une bouteille particulière, exceptionnelle, en cristal non teinté si solide qu’elle n’a pas besoin de culot, associée à une cuvée spéciale tout simplement baptisée « Cristal ».

Histoire des Vins de Champagne
République

1880

Fondé de pouvoirs de la maison Bouvet-Ladubay à Saint-Hilaire-Saint-Florent (Maine-et-Loire), Fernand Mérand crée à Épernay l’Union Champenoise, une société de négoce en vins de Champagne, appelée à devenir en 1907 la maison De Castellane.

La mort prématurée de Louis Roederer, deuxième du nom, à l’âge de 34 ans, laisse sa jeune sœur, Léonie Olry-Roederer, seule propriétaire de la marque et des établissements Louis Roederer, qu’elle prend en main, assistée par son époux, Jacques Olry, et par Félix Boisseaux, beau-frère d’Eugène Roederer.

La maison G.H. Mumm et Cie étend son domaine immobilier en faisant élever des celliers et creuser des caves rue du Champ-de-Mars, à Reims. L’opération est renouvelée après achat de terrains situés entre la rue Gosset et la rue du Champ-de-Mars.

La maison Moët & Chandon possède 360 ha de vignes, fait travailler 350 cavistes, 800 vignerons et 1.600 employés, allant du garçon d’écurie au maçon, et exporte environ 3.000.000 de bouteilles par an.

Dans Facts about champagne and other sparkling wines, Henry Vizetelly rapporte que le personnel de la maison Moët & Chandon, selon un comportement social très en avance pour l’époque, bénéficie de pensions de retraite, du demi-salaire pour maladie, du salaire complet pour les arrêts de travail dus à un accident professionnel, des soins et médicaments gratuits à l’infirmerie de l’établissement, qui dispose de son propre médecin. On partage entre les ouvriers le produit de la vente des bouteilles cassées et on organise annuellement à leur intention banquet et bal.

Raphaël Bonnedame, dans sa Note sur la maison Moët & Chandon, ajoute que des visites médicales gratuites ont lieu à domicile, que les ouvriers bénéficient également de gratifications, de prêts d’honneur, d’indemnités de loyer, d’assurances sur la vie, de secours aux veuves et orphelins et de distributions d’articles d’habillement et d’alimentation.

Afin de faciliter le chargement, la plateforme mobile du pressoir vertical est désormais constituée de volets de bois renforcés de fer, que l’on abaisse et maintient dans la position horizontale par des arcs-boutants métalliques ou des barres de blocage.

Ayant acquis une meilleure connaissance du rôle des ferments au XIXème siècle (appelés « levures » au XXème siècle), les producteurs en vins mousseux de Champagne les utilisent petit à petit pour la seconde fermentation alcoolique, avant de le faire systématiquement au début du XXème siècle.

La « liqueur de tirage », solution d’alcool et de sucre que l’on ajoute au vin tranquille pour permettre la prise de mousse, devient un procédé courant.

Premières mises en service des gerbeuses de tonneaux et de machines à cercler.

Les annonces publicitaires dans la presse pour des marques de vins mousseux de Champagne se font plus nombreuses et paraissent également dans les journeaux étrangers.

Histoire de la Champagne
République

1882

Léonie Olry-Roederer associe son fils aîné, Louis-Victor Olry, au Conseil de direction de la maison Louis Roederer.

Première apparition du mildiou en Champagne.

La maison G.H. Mumm et Cie achète 7 ha 60 dans la Côte des Blancs, sur la commune de Cramant.

Dans La Vigne, voyage autour des vins de France, Bertall écrit que si les maisons de champagne « se partagent pour ainsi dire les faveurs des cinq parties du monde la spécialité de Mumm est l’Amérique entière », ce qui inclut apparemment le Canada.

La quantité de sucre ajoutée dans une bouteille de vin mousseux de Champagne varie considérablement selon sa destination.

Selon Henry Vizetelly, dans A History of champagne with notes on the other sparkling wines of France, les dosages sont les suivants : 2 à 6 % pour les Britanniques, soit de 22 à 66 g de sucre par bouteille, c’est le « goût anglais » ; 10 à 15 % pour les Américains, soit 110 à 165 g, c’est le « goût américain » ; 15 à 18 % pour les Français et les Allemands, soit 165 à 200 g, c’est le « goût français » ; jusqu’à 25 à 30 % pour les Russes, soit 275 g à 330 g, c’est le « goût russe », autrement dit un véritable sirop, la liqueur d’expédition constituant le tiers du volume de la bouteille.

Les compagnies ferroviaires et maritimes ont leur marque de vins mousseux de Champagne attitrée.

Krug et Cie, par exemple, leur fournit des vins étiquetés « Cunard Line » ou « Panama Railway ».

Le « Louis Roederer frappé » figure au menu de l’Orient Express.

Histoire des Vins de Champagne
République

1883

Dans l’Enquête sur la vigne, on lit au tableau récapitulatif de l’arrondissement de Sainte-Menehould, que « les vignes disparaissent de jour en jour parce qu’elles ne donnent plus que du déficit et que le produit n’a aucune importance commerciale ». (700 ha de vignes en 1800, 127 en 1880, 3 en 1900).

Avec des ventes qui s’élèvent à 243.000 bouteilles, la maison Louis Roederer occupe la quatrième place sur le marché américain du champagne, derrière G.-H. Mumm et Cie (1.000.000 de bouteilles), Piper-Heidsieck (624.000 bouteilles), Pommery et Greno (396.000 bouteilles), mais devant Veuve Clicquot-Ponsardin (216.000 bouteilles).

Histoire de France
République

1888 - 1903

Au décès de sa mère, Louis-Victor Olry-Roederer prend en mains les rênes de la maison Louis Roederer, assisté de son frère Léon Olry-Roederer à partir de 1890.

Histoire de France
République

4 mai 1898

Dans le Vigneron Champenois, Etienne Guigneux, un négociant en vin établi à Orstoff, s’indigne du frein imposé au commerce du vin de Champagne en Russie, par la hausse des droits de douane :

« Je me rappelle de ce temps (avant 1880) où je vendais au détail à Pétersbourg les marques authentiques de Roederer, Clicquot, Heidsieck, 2 roubles 80 la bouteille. A cette époque, ces maisons expédiaient annuellement près de cinq cent mille bouteilles chacune sur le marché russe. […] Combien les temps ont changé ! C’est parce qu’il faut payer maintenant 5 roubles 50 le Champagne […]. A qui la faute ? Aux droits d’entrée ! »

Histoire des Vins de Champagne
République

1903 - 1932

A la mort de son frère Louis-Victor Olry-Roederer, Léon Olry-Roederer prend seul les rênes de la maison Louis Roederer et stabilise sa destinée, qui a connu un léger fléchissement du fait de la disparition successive de nombre de ses dirigeants.

Très soucieux de qualité, il accroît l’étendue du vignoble détenue par la société, se montre particulièrement actif dans la défense de la réputation de la marque, en mettant un terme à de nombreuses affaires de contrefaçons qui, depuis plusieurs décennies menacent la renommée de la maison Louis Roederer, et consolide la remarquable percée internationale du champagne Louis Roederer entamée par son grand-père, pénétrant de nombreux marchés nouveaux, dans l’Empire britannique en particulier, aidé dans toutes ces tâches par son assistant et directeur administratif, Léon Simon.

Histoire des Vins de Champagne
République

28 août 1905

Le champagne accompagne les débuts de l’aviation et en tire partie pour sa promotion.

Sur une pleine page de la Vie parisienne figure un énorme coq gaulois sur fond d’aéroplanes et de dirigeables, avec cette étonnante légende : « Cocorico … C’est vous Clicquot, Mumm, Roederer, Moët et Pommery, qui triompherez de l’air ! Car tous les coqs français chantent dans la campagne ; le meilleur des moteurs est le vin de Champagne ».

Histoire de France
République

12 avril 1908

Sur ordre du tsar Nicolas II, la maison Louis Roederer se voit décerner l’accréditation de « Fournisseur officiel de la Cour Impériale de Russie » pour près d’un demi-siècle de bons et loyaux services.

Un certificat, envoyé aussitôt à Reims, témoigne de la distinction honorifique accordée à la maison : « La Chancellerie du Ministère de la Cour Impériale certifie par ces présentes que par autorisation impériale en date du 12 avril 1908, le propriétaire de la maison, Léon Olry-Roederer, a été nommé fournisseur de Sa Majesté l’Empereur avec le droit d’appliquer à son enseigne la reproduction des petites armoiries de l’Empire munies en dessous de l’inscription, fournisseur de la Cour de Sa Majesté l’Empereur 1908 ».

Dès lors, la « Cuvée Cristal » de Roederer porte un précieux blason au centre duquel figurent les armoiries de l’Empire russe, un aigle aux ailes déployées, portant les armes de Moscou, des provinces des royaumes du Kazan, d’Astrakan, de Sibérie et de Novogorod, celles des grands duchés de Kiev, de Taurie et de Finlande, ainsi que du royaume de Pologne.

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République

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